30 juin 2007

Séance de rattrapage : "Ne le Dis à Personne" - le polar US vu par Canet

Si l'on ne peut que se réjouir de voir un best-seller de Coben échapper à Hollywood et avoir droit au "traitement français", il faut bien dire que le résultat nous laissera pour le moins dubitatifs. L'enthousiasme de Canet se traduit à la fois par une pénible débauche d'effets de mis en scène, qui détournent l'attention de l'énigme complexe du roman, sans apporter profondeur humaine ou sensorielle particulière, et par une naïveté au mieux sympathique, au pire hilarante, dans le traitement qu'il veut visiblement incandescent... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 23:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

29 juin 2007

Un donjon branlant...

On attend désormais de plus en plus longtemps entre deux albums de la série protéiforme "Donjon", et si cette attente est salutaire pour notre portefeuille, elle est mauvaise pour nos nerfs. La branche "Parade" du Donjon est certainement l'une des plus rachitiques de l'arbre, malgré le prestige que lui confère aujourd'hui la présence de Larcenet au dessin... Las ! Ce cinquième tome - après une interruption de près de 3 ans - est à peine correct, qui délaisse la thématique de "Parade", troquant les... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 16:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
28 juin 2007

La cuisine branchée au Pershing Hall

Aller dans un bon restaurant pour un dîner d'affaires n'est jamais la meilleure manière de juger de la cuisine, tant la tension - ou au moins les préoccupations - de ce type d'évènements s'accordent mal avec la concentration requise pour apprécier le travail d'un grand chef (je me souviens récemment d'être complètement passé à côté d'un repas chez Gagnaire, c'est dire !). Rien de tout cela au Pershing Hall (49 rue Pierre Charron dans le 8e), vu que ce qui se trouve dans votre assiette, tout au moins d'après mon expérience de mercredi... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 09:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
27 juin 2007

Les fils de l'Amérique puritaine à Paris : Kings of Leon au Bataclan

Nous attendions des barbus avec des t-shirts ornés de drapeaux confédérés dans la queue, et il n'y avait encore une fois que des jeunes filles excitées ! De quoi commencer à croire que notre bon vieux Rock'n'Roll a changé de sexe, et que les tatoués restent désormais chez eux, remplacés par des piercées !  En tous cas, la longue attente (deux heures) devant le Bataclan ne me paraîtra pas si longue que cela, Gilles B nous faisant part de ses considérations catastrophées sur l'inoubliable merde qu'aura été le récent concert... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
25 juin 2007

Paul Roberts n'a jamais été un Etrangleur !

Après le brutal et magnifique concert de ce printemps à la Cigale, il était tentant de revivre ces émotions fortes via un DVD live officiel des Stranglers, leur premier distribué de manière massive - ce qui signale bien un retour en grâce des "Hommes-en-Noir" auprès du public. Ce concert de 2005, enregistré après l'excellent album "Norfolk Coast" mais avant le départ du chanteur Paul Roberts, ne comblera malheureusement pas notre "manque", tout en offrant assez de superbes moments pour nous faire... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
22 juin 2007

Dubuffet is alive and well : Art Brut au Trabendo

Sur la future liste des noms de groupe les plus débiles / amusants - l'un des projets les ambitieux de notre ami Gilles P. - gageons que "Sexual Earthquake in Kobe" figurera en bonne place. Les 3 Lillois - fans de Takeshi Kitano et de The Rapture (on l'aurait deviné en écoutant leur... euh musique) - qui ont donc choisi cet amusant pseudonyme sans se rendre compte qu'ils seraient condamnés à le répéter 10 fois à tous ceux qui, éberlués, leur demanderaient leur nom - ouvrent donc ce soir devant un Trabendo vide... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 06:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

18 juin 2007

La saga d'Al Swearengen continue...

La saison 2 de "Deadwood" poursuit avec aisance l'ambitieuse narration de la genèse de l'Ouest, commencée dans la première saison par David Milch : forme clairement "shakespearienne" (une vision tautologique d'un monde de chaos et de fureur), langage difficile, voire rebutant (visant à recréer la langue du XIXè siècle), scénario d'une effarante complexité, entre la myriade de personnages et l'ambigüité croissante d'une histoire qui délaisse la violence primitive du western pour se faire ici plus politique (cette... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 07:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
17 juin 2007

Faites-vous un trip sur "Syndromes and a Century"

Comme "Tropical malady", le précédent film d'Apichatpong Weerasethakul, "Syndromes and a Century" décourage l'analyse critique : il est à peu près impossible de dire pourquoi et comment on peut aimer une telle expérience, si différente de tout ce que le cinéma propose (la comparaison avec Lynch me paraît finalement paresseuse...). Absence de scénario perceptible - au spectateur de se construire sa propre histoire -, lenteur radicale de certaines scènes, exigeant de nous un abandon total au flux de sensations... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 17:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 juin 2007

Shrek : le troisième était celui de trop...

On avait adoré le mauvais esprit du premier "Shrek", on avait passé de bons moments avec Antonio Banderas et son séduisant chat botté dans la suite. J'ai aujourd'hui bien du mal à trouver quoi sauver dans le naufrage que constitue ce troisième (et espérons-le dernier) opus : entre un scénario paresseux, pour ne pas dire inexistant, le recyclage sans imagination de personnages des 2 premiers films, un manque de mordant consternant des parodies (le summum de l'impuissance humoristique étant atteint avec la longue et ridicule... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 10:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
16 juin 2007

Séance de rattrapage : "Shortbus" en DVD

"Shortbus" est un film qui fait beaucoup de bien : car le vrai culot de James Cameron Mitchell, ce n'est pas de filmer frontalement des scènes de sexe non simulé (solo, hétéro et homo, puis tout mélangé) - sans aucun des complexes qui conduisent généralement au désastre -, mais d'en faire un traité de notre désespoir, qui n'en finit jamais de transpirer derrière chaque plaisanterie, caresse ou geste de tendresse. Le chaos du monde (on est dans le New York qui souffre de l'après 9-11) a fini par pénétrer corps et âme la... [Lire la suite]
Posté par Excessif à 10:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]