art_brutParce qu’il faut bien rire de notre propre folie, “My Little Brother” aura été cette année le portrait le plus hilarant de notre jeunesse (qui dure encore, par quelque aberration de la nature, prolongeant notre adolescence au delà du raisonnable...) rock’n’rollienne : “My little brother just discovered Rock & Roll / There's a noise in his head, and he's out of control / How's he living? / With all of that unforgiving / See him on the dance floor go now / Boy those moves I just don't know how”... Le diabolique Edie Argos capture ainsi en un rictus et deux vociférations l’essence de notre ridicule, de notre absurde et absolue exigence envers la vie,... et tous les dérèglements qui s’ensuivent. Mais bien sûr, parce que la vérité est paradoxale, “My Little Brother” est aussi une grande décharge de rock’n’roll, qui nous renvoie illico sur le dance floor, pogotant comme des malades en faisant de grands gestes avec nos bras. Et c’est si bon. “Stay off the Crack !”, quand même !