257820_1_Exceptionnellement, vu notre passion commune pour Joe Strummer et The Clash, je laisse la parole à mon ami et vieux complice de concerts, Gilles P. :

"La mort de JOE STRUMMER, il y a presque cinq ans, m'avait profondément ému. J'ai beaucoup pensé à lui, tous les jours pendant de longues semaines, comme si j'avais perdu un ami très cher. Oh bien sûr je ne l'ai pas connu personnellement mais, l'ayant beaucoup écouté et vu à de multiples reprises à la tête de son gang THE CLASH (et non Le Clash) en concert pendant la révolte musicale punk, je l'ai tout  particulièrement apprécié. Un mec simple, authentique, pas rock-star pour deux sous selon tous les témoignages, et un chanteur (pas une voix à coffre comme ROGER DALTREY ou ROBERT PLANT) à l'intonation mémorable. Avec sa fidèle Telécaster pourrave et son inévitable jambe qui battait le rythme stigmatisant l'urgence rock'n'rollienne, c'était incontestablement une figure du rock.

C'est donc avec beaucoup de plaisir et de nostalgie aussi que je suis allé voir au cinéma le documentaire le concernant, réalisé par un connaisseur de musique, JULIAN TEMPLE.


Pendant deux heures de projection, assis autour d'un feu de camp, ses collègues (bizarre l'absence du bassiste PAUL SIMONON ! ), ses amis, sa famille et ses admirateurs retraçent chronologiquement la vie du défunt. Le tout entrecoupé d'images privées rares et publiques faisant bien sûr la part belle à sa carrière (quel vilain mot inapproprié) musicale pré, pendant et post THE CLASH sans oublier de mentionner aussi son engagement social et humaniste.
Nous n'avons pas affaire ici à une représentation hagiographique comme cela est souvent le cas dans ce genre de portrait. Ses défauts et erreurs d'appréciation sont aussi évoqués sans les minimiser.

Il est parti mais il reste les disques et mes souvenirs de concerts pour clamer haut et fort :
"LONG LIVE PUNK ROCK and I will never forget you JOE !"

PS : à noter qu'un certain nombre de sous-titres en blanc sont illisibles quand la photographie est lumineuse. Ce petit défaut est bien dommage."