Dans_ParisLa seconde vision de "Dans Paris" confirme l'impression un peu mitigée que m'avait laissée la première, mais le triomphe artistique des "Chansons d'Amour" a depuis jeté une autre lumière sur cette précédente tentative de cinéma "nouvelle-nouvelle vague" : comment ne pas sentir le même tremblement d'émotion devant la scène (de réconciliation ? de rupture ? On ne sait pas vraiment...) chantée au téléphone ? A l'époque, on avait pensé à Demy, aujourd'hui on pense à Honoré lui-même... Pas mal, non ? Et puis, si "Dans Paris" est pénible lorsqu'il refait le chemin de labeur amoureux du Pialat de "Nous ne Vieillirons pas ensemble" - heureusement, ces scènes ingrates sont concentrées au début du film -, il est régulièrement gracieux, voire même merveilleux, lorsqu'il enchante une traversée - à pied et en zig-zags amoureux - de Paris, aux basques d'un Louis Garrel qui touche ici au sublime. Belle musique, beau regard sur le Paris quotidien pas assez regardé par le cinéma : beau film.