dr_house_2Après le choc de la découverte de la saison 1 de "Dr. House", la saison 2 marque d'abord cruellement le pas, au point qu'on pense jeter l'éponge après une dizaine d'épisodes qui pointent dramatiquement la limite du concept : car finalement, combien de maladies "exotiques" et improbables aux symptômes spectaculaires peut-on ainsi inventer ? Combien de fois l'un des membres de l'équipe du Dr. House peut-il prononcer la phrase : "Il pourrait bien s'agir d'un lupus..." avant qu'on ait envie de hurler ? L'introduction montrant l'apparition des premiers symptômes, jouant un jeu roublard avec le spectateur ("qui des personnages sera le malade ?") est trop décalquée de "Six Feet Under" pour nous surprendre. Et puis, au fil des épisodes, les scénaristes corrigent le tir, en accentuant les scènes de vie privée, puis en intégrant une angoisse, voire une émotion, étonnantes qui permettent aux personnages de transcender leur statut de faire-valoir de dialogues malins. Et voilà notre addiction qui revient !