Big_Love_2A sa deuxième saison, voilà que "Big Love" se hisse clairement au pinacle des grandes, des immenses séries TV, tout près des "Sopranos" et de "Six Feet Under", deux autres réussites de HBO... Des "Sopranos", il reprend d'ailleurs le principe extrêmement ambitieux de l'empathie envers des personnages qui nous sont de plus en plus étrangers (dans leur fanatisme religieux, leur obscurantisme, leurs pratiques littéralement "déviantes") et nous restent pourtant étrangement proches - le "plus" de la durée apportée par la série. De "Six Feet Under", il sait reproduire la finesse cafardeuse de l'analyse de relations familiales fondamentalement vouées à l'échec, malgré tout l'amour qui existe entre les personnages. Mais le vrai "tour d'écrou" donné à cette saison 2, c'est incontestablement son scénario foisonnant, à la richesse et la complexité bluffantes : on passe du rire à l'émotion, de l'angoisse à la légèreté à chaque scène, voire même à chaque instant. Attention : chef d'oeuvre !