SantogoldDans le grand foutoir post-moderne, quoi de plus naturel qu'organiser - dans le chaos, quand même - la partouze définitive entre new wave blême et funk couillu, disco trépanée et dub obsessif ? Santagold est black, mais cela ne doit surtout ne pas s'entendre : le but du jeu est de vomir des paillettes dorées-toc et d'éjaculer une musique sans âme ni histoire, formatée par / pour le web 2.0 plutôt que pour les charts. Le pire, le mieux, c'est que toute cette débauche ne laissera personne insensible, ou alors les sourds et les culs de jatte, ou pire, ceux à qui il reste encore en 2008 quelque préjugé relatif à la "pureté" de la musique...