MistMal soutenu par une critique (française en particulier) qui en veut toujours à Darabont pour l'immense popularité mondiale de ses "Evadés", "The Mist" est pourtant, malgré son esthétique de téléfilm de série B et ses effets spéciaux fauchés rendant les "scènes de monstres" plus grotesques qu'effrayantes, une réussite presque totale : pamphlet ultra-violent contre les dérives religieuses de l'Amérique Bushiste (les fondamentalistes chrétiens et le "régime de la peur" qu'ils prônent sont évidemment plus terrifiants que les créatures lovecraftiennes !), voici un script - écrit par Darabont, félicitons-le ! - qui ne ménage jamais son spectateur, et l'enterre même définitivement avec l'une des conclusions les plus brutales que l'on ait pu voir dans un film américain grand public depuis des lustres. On sort de "The Mist" littéralement sonnés, et ce d'autant plus qu'on n'avait rien vu venir.