mesrine_l_ennemi_public_n_1_335225Disons-le franchement, ce second volet du "Mesrine de Richet est décevant, surtout parce qu'il n'atteint pas à la facinante déraison du premier, et que, faute sans doute à son scénario moins protéiforme, et à son héros, moins convulsif, plus caricatural cette fois (des bribes d'humour allègent l'ambiance, mais ce n'était pas ce qu'on demandait !), il devient un simple polar franchouillard plutôt au-dessus de la moyenne. Mais ne tordons pas trop le nez : si Richet ne se révèle plus ici comme le disciple forcené d'un cinéma scorsesien dans l'âme, il reste l'un des rares metteurs en scène français actuels qui aient une "vision", en plus d'une vrai sens de l'action. La reconstitution des seventies, pas trop chargée du côté décorum, est juste du point de vue de son atmosphère, et Amalric, impressionnant à son habitude dans le rôle d'un François Besse froid et lucide, rattrape à lui seul quelques erreurs de casting (le grand Gourmet stupidement grimé et sous-employé, Lanvin à côté de la plaque et ridicule). On sera moins enthousiaste que la plupart des gens sur Cassel, qui nous a semblé ici faire beaucoup plus "du Cassel" dans son registre habituel, mais on ne pourra pas s'empêcher de trouver une fois de plus, qu'en Ludivine Sagnier, on tient l'une de nos plus fascinantes "stars" nationales !