Bon_Brute_Cingl_Inspiré du chef d'oeuvre de Leone (jusqu'au recopiage exact de certains plans du fameux duel à trois final !), "le Bon, la Brute et le Cinglé" est surtout un film "excessif", donc à la fois réjouissant et épuisant. Réjouissant parce que, en digne successeur des grands films de sabres des années 70, il se résume à une anthologie du mouvement, une célébration de la beauté de l'énergie, nous laissant en permanence émerveillés par la grâce de ces corps qui volent et tombent, et par l'imagination apparemment intarissable de ces auteurs en matière de représentation d'affrontements et de combats. Epuisant parce que, même si on admet qu'on est ici plus dans le domaine du cartoon que du cinéma traditionnel, plus de deux heures de course poursuite peuvent lasser. Heureusement, l'abattage de SONG Kang-Ho (après "Memories of Murder" et "The Host", où il excellait déjà) sauve de nombreuses scènes, en y introduisant un burlesque et un humour bon enfant mais absurde absolument délicieux !