The_Office_USUne fois accepté le dur fait que la version US du chef d'oeuvre anglais ne volera pas aussi haut, on peut se laisser aller à apprécier cette seconde saison (et en fait, la première véritable saison complète, avec 22 épisodes), pour des raisons bien différentes de son "aînée" : l'inadéquation de Steve Carell avec le personnage écrit par et pour Ricky Gervais (Carell est trop foncièrement touchant et séduisant pour devenir la pitoyable brute imbécile du rôle) est compensée par l'abattage de Rainn Wilson - à mon avis le véritable personnage-clé de la série -, constamment impressionnant, et aussi, avouons-le (midinettes que nous sommes, au fond), par la touchante histoire d'amour non-dite entre Jim et Pam. Si la série se clôt par le suspense insoutenable de leur premier baiser (quel cliffhanger !), ce n'est pas pour rien : gageons que si on peut devenir accro à "The Office", c'est pour cette tendre attention portée à ces Américains moyens et normaux (ou presque...), trop largement ignorés par le cinéma.