"Slumdog Millionaire" de Danny Boyle
"Slumdog Millionaire" est un film qui n'a pas grand-chose d'aimable - pour moi, tout au moins, car on voit bien comment le soi-disant grand public peut se laisser "emballer" : d'abord le filmage toujours aussi imbécile, voire même répugnant lorsqu'il s'agit de parler des souffrances d'enfants, de Danny Boyle, l'un des pires réalisateurs qui soit, en clinquant très pub 80's et clips décérébrés ; ensuite, ce scénario faussement malin, mais rapidement ridicule de systématisme, construit sur une seule idée ("une question = un épisode de la vie de notre "chien des bidonvilles" = un flashback) ; enfin, l'utilisation du suspense télévisuel de plus bas niveau (celui du jeu "... Millionnaire ?" : trouvera ? trouvera pas ?) comme unique moteur de la fiction lorsqu'elle a renoncé à paraître concernée par les "problèmes de l'Inde". Pourtant, quelque chose d'intéressant perce quand même derrière tout ce mauvais cinéma, que l'on appellera l'énergie d'un pays, d'un peuple encore peu filmé à l'aune de son importance actuelle, l'un des centres du monde d'aujourd'hui. Oui, pour ça, il faut voir "Slumdog Millionaire".













