200MillionThousandL'album : moyen, très moyen !

Je ne connais pas d'exemple de groupe de "Garage Rock" qui ait jamais réussi à traduire sur disque l'excitation brouillonne et l'énergie débridée des meilleurs concerts du genre. On écoute donc toujours ce genre de disque en essayant d'imaginer la déflagration scénique que les chansons déjantées et les riffs foutraques nous promettent. "200millionthousand " ne déroge pas à cette triste règle, et, malgré une approche "crue et rude" fidèle à l'esprit (bon esprit !) du genre, on n'a affaire ici qu'à un album sympathique - enthousiasmante nostalgie d'une époque rêvée où le rock n'était que joyeux bordel - mais tout à fait anodin.

La pochette : fascinante !

<p><p>Diapositive 3</p></p> Nous ne sommes qu'en Juin, mais comme pochette de l'année 2009, je choisirai peut-être celle d'Animal Collective, hallucinatoire... Pourtant, j'ai l'impression que les abrutis drogués de Black Lips vont battre sur le fil les intellectuels branchés d'Animal Collective (comme quoi il y a une morale dans le rock'n'roll, même si je ne sais pas très bien laquelle !) : outre le titre fatalement crétin de leur album, ils ont eu l’idée géniale de dissimuler l’image terrifiante d’un visage grimaçant aux dents noires (pourries, limées ?) que l’on découvre en s’éloignant de quelques pas. Illustration parfaite donc de l’essence de leur musique, générant d’abord un trouble hallucinogène, mais, pour peu qu’on sache prendre un peu de recul, dissimulant un noir malaise.

 

<p><p>Diapositive 3</p></p>