Avatar___James_Cameron___Image_03Il faut revoir tout de suite "Avatar" : 1) pour justifier le prosélytisme dont on a fait preuve depuis le "choc" de la première vision - 2) pour se prouver à soi-même qu'on a pas rêvé, pas exagéré le plaisir de l'expérience - 3) pour voir le film de Cameron sous un angle un peu différent, moins émotionnel peut-être, plus analytique, bien sûr… Ce qui frappe cette fois, c'est le radicalisme "politique" du film, et son pessimisme intégral, à peine caché derrière un "happy end" au goût amer (il faut trahir les siens pour pouvoir vivre - pour combien de temps ? - en accord avec ses principes, écologiques, politiques…). Radical, parce que le mea culpa auquel se livre Cameron couvre l'histoire entière de l'Amérique, depuis les indiens, source d'inspiration directe du peuple Na'vi - on pense ici d'ailleurs beaucoup à "Danse avec les Loups" ou "Pocahontas") jusqu'à l'Irak, directement cité à travers la reprise de phrases Bushistes. Pessimiste parce que "Avatar" nous dit au final qu'il n'y a aucun espoir possible dans l'Homme !