M_res_et_FillesQu'est-ce qui pose le plus de problème dans un film comme "Mères et filles" ? Le ressassement de clichés sur les traumas familiaux, forcément transmis des mères aux filles (comme dit un personnage du film : les hommes ne comptent pas ici... même s'ils sont ceux par lesquels le mal arrive, quand même) ? La maladresse insigne dont Julie Lopes-Curval fait preuve quand elle figure des "rencontres" imaginaires entre petite-fille perdue et grand-mère disparue, à la limite du ridicule ? La lâcheté patente dont le film fait preuve dans sa conclusion, refusant la confrontation qui s'imposait entre fantasmes et réalité, et lui préférant une réconciliation toute en non-dits ? Ou surtout l'absence notable de toute perspective, de tout "geste de cinéma" même, dans une sorte de croyance naïve que quelque chose naîtra de toute façon de dialogues aussi plats que "lourds de sens", prononcés par de bonnes actrices pas dirigées (voir l'exemple consternant de Marina Hands...) ? Dans ce genre de "non-film", même pas mauvais, où tout est prévisible, parce que trop écrit, et pourtant démuni de tout impact, il n'y a au final ni "cinéma" à contempler, ni irruption de la "vie" pour nous surprendre.