Sons_of_Anarchy_1Petite série qui monte, "Sons of Anarchy" se place délibérément au centre de la série TV moderne inventée au cours des 15 dernières années, assez proche finalement du modèle "Sopranos" (nœud de complots shakespeariens dans un univers violent, ici, celui des Hell's Angels). David Sutter se débarrasse d'ailleurs vite des tics hérités de son "The Shield" (l'agressivité permanente et le filmage à l'arraché, caractéristiques, forts mais qu'on aimerait pas voir devenir une recette...) et renonce peu à peu aux "effets coups de poing" pour se consacrer à l'observation attentive et empathique de ses personnages : la dernière partie de la saison, qui s'envole vers la tragédie au sens "antique" du terme, et que consacre une mise en scène plus élégiaque, nous autorise à placer de grands espoirs dans "Sons of Anarchy", qui est de toute manière déjà l'une des séries les plus passionnantes de ces derniers mois.