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Le journal d'un excessif
14 juillet 2010

Révisons nos classiques : "Eyes Wide Shut" de Stanley Kubrick (1999)

Eyes_wide_shut"Je sais ce qu'on va faire maintenant... - Quoi donc ? - Baiser !". La filmographie de l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma se clôt donc - de manière inattendue mais superbement jouissive - sur le mot "Fuck!", sans que l'on puisse en tirer la moindre conclusion définitive, et heureusement... Avant cela, on aura suivi le pathétique Tom Cruise (enfin, Bill...) perdu dans un labyrinthe de fantasmes érotiques rapidement morbides, sans que l'on puisse jamais démêler ce qui est réel de ce qui relève du rêve hébété. La seule leçon que l'on puisse en tirer, c'est que, comparé à la femme mystérieuse à la sexualité incompréhensible et effrayante, l'homme est un bien piètre aventurier, vite terrifié par ses propres transgressions, dont il ne peut tirer aucun plaisir, et qui le renvoient inévitablement à l'horreur de la mort. A la fin, minable créature dépitée par la cruauté de ses propres rêves, il ne lui reste qu'à revenir à son couple, prêt à accepter d'être dépassé, englouti. "Eyes Wide Shut" est un film aussi furieusement lugubre que, finalement, terriblement humain (le plus humain de Kubrick ?) parce que le réalisateur a su tirer de son couple d'acteurs-victimes bien plus qu'ils n'avaient jamais donné jusqu'alors, au risque, on le sait, de ne laisser derrière lui que des ruines.

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