BuriedJe ressens toujours, malheureusement, un effet de distanciation devant l'un de ces films-paris, comme "Buried" (une heure et demi enfermés dans un cercueil avec un personnage unique... un beau pari quand même, admettons-le)... une distanciation qui me cantonne dans le rôle de l'observateur critique jugeant froidement de la manière dont le contrat est rempli : deux ou trois plans irréels, où le recul offert par la caméra virtuelle détruit la crédibilité du concept en retournant aux "trucs" du cinéma, une diversion grossière avec un serpent aussi inutile que ridicule, (au moins) une incohérence dans le scénario, etc. C'est quand même un peu injuste, car le film fait régulièrement preuve - à défaut d'inventivité - d'un vrai culot, qu'on peut même qualifier de courage : pensons à la fin magnifique, inattendue et terrible, qui valide au final la réussite du pari de Rodrigo Cortes.