arcadewebcastArcade Fire sur scène dans l'une des salles les plus célèbres du monde, Terry Gilliam derrière les caméras, on est le 5 août 2010, et, en direct, les internautes du monde entier auront pu voir ça : le groupe le plus important du XXIè siècle maîtrisant désormais parfaitement les chansons de son dernier et complexe album, "The Suburbs", au point de les intégrer de manière  totalement naturelle au milieu des merveilles de "Funeral" et "Neon Bible", et de créer une sorte de "super-set Arcade Fire" générant des émotions plus variées, plus complexes qu'auparavant (on a tous adoré sauter comme des marsupilamis enragés nos poings dressés en l'air en faisant "oh oh oh", un grand sourire sur le visage, et se sentant aimer l'humanité pour la première fois…) mais pas moins miraculeux. Une heure et demi de grand bonheur assuré, d'autant que les lumières sont magnifiques, et que le regard d'un vrai réalisateur se sent régulièrement, loin des filmages hystériques et bâclés qui nous sont habituels. Peut-être le témoignage ultime de ce que le Rock peut être, au sommet.