OlympiaIl faut se méfier des disques qui arrivent avec leur propre critique - bien sûr louangeuse - jointe (c'était déjà le cas avec le médiocre second album de MGMT !) : la propagande qui nous est servie avec de grands mots pompeux (inspiré, exquis, intelligent, etc.) dissimule ici une fois de plus une affligeante absence d'inspiration, aucune mélodie de cet "Olympia" qui voit Ferry singer - jusque dans la pochette - les  grandes heures de son Roxy Music, ne valant "tripette" ! Bien entendu conscient de sa propre stérilité, Ferry a recruté la crème - un peu rance, depuis le temps - des musiciens anglais du début des eighties pour charger jusqu'à la gueule son album de sons riches jusqu'à l'écoeurement : le résultat est que cette sur-production ne dissimule que mal l'inanité des compositions, et étouffe au contraire le seul atout que Ferry a encore dans sa manche, sa voix. Il faudra attendre un ou deux morceaux (relativement) plus dépouillés, sur la fin, pour enfin apprécier le talent immense de ce chanteur exceptionnel. Allez, Mr Ferry, plutôt qu'insister pour creuser laborieusement ce même sillon, pourquoi ne pas nous offrir un "As Time Goes By 2" ?