The_GameLe meilleur de "The Game", c'est indiscutablement sa première partie - que certains trouveront certainement trop longue - qui décrit minutieusement la vie professionnelle de l'affreux financier très finement interprété par Michael Douglas, et qui nous laisse entrevoir ces fêlures profondes qui seront exploitées par les concepteurs machiavéliques du "Jeu" (enfin, en théorie…) : la mise en scène précise, maniaque presque, de Fincher fait alors des merveilles, et le film est un objet de pure (et dure) fascination. Là où tout se gâte, c'est quand Fincher tente (en se plantant largement) de dépeindre la chute de son "héros moderne" dans un univers trouble, voire kafkaïen : manque d'imagination peut-être, manque de laisser aller à ce qui devrait constituer un délire profondément paranoïaque, en tout cas la froideur clinique de Fincher se retourne contre le film, qui nous laisse indifférents… et ce avant un "happy end" ridicule, inutile, et surtout contradictoire par rapport au sujet potentiellement profond du film. Dommage...