casino_royaleDifficile de comprendre quand même en découvrant le dernier James Bond, "Casino Royale", qui se présente aussi comme le "premier" d'une nouvelle époque, pourquoi et le public et la critique mondiale lui firent un accueil aussi dithyrambique l'année dernière : si l'on doit reconnaître que le "minéral" Daniel Craig renouvelle joliment le personnage de 007 en le rendant - pour la première fois ? - humain et faillible, si l'on admet que les détenteurs des droits ont regardé et "24" (la technologie actualisée, les séances de torture, la résistance physique et la persévérance surhumaine) et "Jason Bourne" (le nihilisme solitaire, la complexité absconse des trahisons), le résultat de tout cela ne dépasse jamais le niveau standard du blockbuster moderne. La faute sans doute à un scénario qui confond intelligence et confusion, et, passé la première demi-heure et sa jouissive poursuite à pied à Madagascar, fait progresser "Casino Royale" de manière incohérente, sans tenir vraiment aucune de ses promesses.