band_of_horses_infinite_armsUn album qui s'ouvre par un morceau aussi enchanteur que "Factory", et qui, ensuite, enchaîne sans coup férir avec les mélodies subtiles de "Compliments" et "Laredo" paraît d'emblée destiné à être un "grand" disque. Las ! La suite, à quelques rares occasions près, déçoit largement les attentes, tant il se dégage peu à peu de "Infinite Arms" une sensation de fadeur agravée par un sentiment gênant de "déjà-vu", ou plutôt de "déjà-entendu" : sur le web, on trouve facilement la liste des morceaux classiques de l'Americana dont Band of Horses s'est "inspiré", mais même les non-experts comme moi pourront s'amuser à identifier les guitares à la Crazy Horse ici, les vocaux façon sous-Fleet Foxes là, les mélodies soyeuses comme chez America ou Chicago là-bas, etc. etc. Bref, "Infinite Arms" est loin d'être un mauvais album, on se laissera d'ailleurs facilement bercer par sa pop "MOR" très seventies, mais avouons qu'au milieu de tant de groupes créatifs qui écument les scènes mondiales, Band of Horses fait pâle figure.