oz_1Après "Prison Break", on n'a pas forcément envie de découvrir - 10 ans plus tard, 10 ans trop tard ? - "Oz", série historique de HBO qui a contribué avec les "Soprano" à la naissance de la nouvelle série moderne. Quelques minutes suffisent pour réaliser que "Oz" joue dans une autre catégorie que celle du pur déclenchement de réflexes pavloviens comme bien des séries actuelles : comme chez les "Soprano", on assiste à une réflexion ambitieuse sur les fondements du lien social, qui n'hésite pas à remettre en question nos idées reçues. Sur la peine de mort, sur l'islam, sur l'homosexualité, sur la religion... "Oz" ose tout, passant avec une facilité déconcertante des stéréotypes du "film de prison" à la réflexion politique (rôle des médias, démagogie des autorités), psychologique (l'étonnant basculement de notre perception de nombre de personnages au fil des épisodes), voire philosophique (d'Orwell à Malcom X, les références ambitieuses abondent). Un vrai choc donc, pour de vraies bonnes raisons.