Damages_2"Damages" est une série que je n'aime pas vraiment, mais je dois admettre que cette dernière saison m'a bluffé par la qualité de son écriture : voici en effet un vrai thriller, remarquablement construit (la durée d'une saison de série TV permettant évidemment le luxe de plonger dans ce genre d'histoire, qu'un film ordinaire ne saurait traiter), riche comme un bon livre, avec le juste mélange de complexité dans ses intrigues et de vraie pertinence dans son observation des dérives de la démocratie américaine entre omnipotence de la justice, corruption des élus et grande criminalité du capitalisme financier. Deuxième qualité de "Damages", l'interprétation impeccable d'une poignée de grands acteurs venus du cinéma : Glenn Close bien sûr, mais aussi William Hurt, remarquable dans un rôle torturé et ambigu inhabituel, Ted Danson, Timothy Oliphant... C'est seulement dommage que le personnage principal soit interprété, lui, par une jeune actrice aussi incompétente qu'horripilante (Rose Byrne), et que la mise en scène soit aussi plan plan, loin, bien loin de ce qui se fait de bien à la télévision US.